Wild Flowers

Création 2013

Le Lavoir Public - Lyon 1

Écriture et mise en scène : Myriam Boudenia

Comédien.nes : Judicaël Jermer, Leïla Mahi, Robert Jessel, Marie-Danielle Mancini, Anne Geay, Marieke Sergent, Louis Dulac, Tiphaine Sintès

Scénographie Quentin Lugnier

Musique Louis Dulac

Lumière : Jean-Louis Delorme

« J’avais précisé : pas de fleurs coupées, ni de fleurs en plastique »

Toute la communauté vient sur la lande consoler Rachel dont le fils aîné vient de mourir noyé mais la mère endeuillée refuse de revenir au village. Elle reste sur son rocher et se transforme en pierre. La légende est créée. Le paysage maudit attire les gens tordus longtemps après.

Dans un univers entre « Breaking the Waves » et « Twin Peaks », une communauté évolue dans un lieu hors de tout lieu, matrice des histoires qui se tissent et s’empilent les unes sur les autres.

Deux temporalités s’entrecroisent sur le même espace.

 

Les fleurs sauvages ne savent pas pousser droit. Elles ne trouvent pas leur place sauf peut être sur cette lande stérile au bord de la mer, un lieu hors de tout lieu, un paysage comme une tapisserie où se tissent des histoires, des échos et des chansons.

Wild Flowers » est le résultat d’un travail de réécriture et de recomposition d’une trilogie que j’ai écrite en 2010 intitulée « les Pissenlits » (qui a obtenu la bourse Beaumarchais d’aide à l’écriture).

Comme matrice d’écriture, j’ai choisi une topographie accidentée, ce lieu hors de lieu, cette lande stérile au sous-sol riche en uranium, cernée par un volcan endormi.Sur ce paysage maudit s’empilent des strates d’histoires et se tissent les destins de personnages appartenant à des temps différents.On n’entend que des fragments de leur voyage sur ce terrain, on ne perçoit que des bribes, que des vestiges.

Je parle souvent d’archéologie pour décrire mon approche de la poésie et du texte théâtral : Je polis un tesson retrouvé sous la terre et je laisse aux spectateurs le soin de reconstituer l’amphore auquel ce tesson appartenait…La scénographie répond à cette esthétique. La lande imprègne tous les objets, les acteurs évoluent dans un espace blanchi, qui se délite, qui tombent en ruines. Un paysage minéral où quelques fleurs naturelles surgissent.

Chaque personnage cherche sa place sur la lande, cherche une manière de naître et de vivre.